Billet Urbain

Entrée de mars 2008

Quand la réalité dépasse la fiction

28 mars 2008 · 10 commentaires

Lorsque j’ai commencé à travailler pour l’entreprise qui m’emploie encore aujourd’hui, un de mes collègues, que j’appellerai Cédric, était en pleine instance de divorce. Marié depuis 10 ans, son épouse Isabelle avait décidé d’aller voir si le gazon était plus vert ailleurs. Un ultime voyage à Walt Disney avec les deux enfants du couple n’avait pas été suffisant pour sauver leur union. C’était en septembre 2005.

Mars 2008 : le divorce sera enfin prononcé. Pourquoi un si long laps de temps s’est écoulé ? Parce que madame a fait traîner les procédures. Elle a profité largement du fait qu’elle bénéficiait de l’aide juridique pour étirer la sauce. Une fois tous les recours épuisés, elle a finalement accepté l’entente et les conditions proposées dès le départ.

C’est donc aujourd’hui que Cédric se rendait au palais de justice pour signer les papiers officialisant la fin de son union avec Isabelle. Il se présente seul à la cour mais se fait dire que l’ex doit être là elle aussi. Comme elle est enceinte de 8 mois et qu’il est est un sacré bon gars, il va chercher son ex qui habite à Laval et c’est le retour au palais de justice.

Alors qu’ils font la file pour rencontrer la greffière, l’incroyable se produit : Isabelle perd ses eaux. Devinez qui a accompagné Isabelle à l’hôpital ? Si vous avez répondu Cédric, vous avez la bonne réponse. Devinez qui a contacté le futur papa pour lui annoncer la nouvelle ? Cédric encore une fois. Cette scène se serait déroulé dans un film que tout le monde l’aurait trouvé exagéré. Quand la réalité dépasse la fiction s’applique donc parfaitement à cette histoire !

Appelez-nous les méchants mais à son retour au bureau en après-midi, il a été accueilli par une vague d’applaudissements. Il fallait bien souligner l’arrivée du nouveau poupon tout de même ! Notre sarcasme ne s’est pas arrêté là bien entendu. Un collègue avait patenté une carte de félicitations que nous avions tous signés.

Pour vous prouver à quel point c’est un bon gars, il a chanté ”Billie Jean” de Michael Jackson en réponse à nos applaudissements et il a éclaté de rire à la vue de notre carte de souhaits. Un vrai bon gars, je vous dis :-)

Catégories : Quotidien

Restaurant “S” de l’hôtel St-Sulpice

24 mars 2008 · 9 commentaires

Dernièrement, j’ai remporté un concours tenu par la station 98.5 FM à l’occasion de la St-Valentin. En plus de gagner une paire de billets pour le spectacle d’Isabelle Boulay ainsi que son dernier CD, mon prix incluait un certificat-cadeau de 200.00 $ pour le restaurant “S” de l’hôtel St-Sulpice, situé dans le Vieux-Montréal.

C’est donc samedi le 15 mars que j’ai profité de mon cadeau en compagnie de mon amoureux et d’un couple d’amis.

Je m’attendais à un endroit guindé et snobinard mais j’ai été agréablement surprise. Myriam nous a accueilli simplement et a veillé sur nous pendant toute la durée de notre repas. Lorsque j’ai commandé un Cosmopolitain en apéritif, elle m’a dit qu’elle faisait les meilleurs. Je peux vous confirmer que c’est vrai.

Au menu, on trouve un peu de tout : grillades, fruits de mer et poissons, en passant par des produits du terroir québécois comme du foie gras de Nicolet, du steak d’esturgeon de la Gaspésie, du magret d’oie de Baie du Febvre et j’en passe. Nous avons opté pour le saumon fumé, la salade césar et les crevettes en entrée, et le filet mignon et rib steak Angus comme repas principal. Au dessert, notre choix s’est arrêté sur l’assiette de dégustation de fromages québécois, la dégustation de glaces et sorbet du Bilboquet et le risotto à la crème anglaise et aux éclats de réglisse.

La carte des vins est impressionnante, autant par le nombre de bouteilles offertes ( le cellier, à la vue des clients, est immense ) que par les prix. La bouteille de vin rouge la moins chère se détaille à 50.00 $ et c’est celle que nous avons choisis pour accompagner notre repas. Une petite recherche sur internet faite quelques jours plus tard m’a appris que la même bouteille se vendait 17.95 $ à la SAQ …

Le repas était excellent, le service attentionné, efficace et nous avons beaucoup aimés notre expérience. Étant donné les prix, ce n’est pas un restaurant que je fréquenterais de façon régulière mais je le garde en note pour les occasions spéciales.

Site internet de l’hôtel St-Sulpice ici

Site internet du restaurant ”S” ici

Catégories : On Est Sorteux · Restos

Deux vérités, un mensonge

22 mars 2008 · 9 commentaires

Suite à l’exercice “le détecteur de mensonges” je crois que le temps est maintenant venu de vous dévoiler le mensonge parmi les vérités. Votre attente a été assez longue :-)

- J’ai effectivement participé à l’émission “le club des 100 watts” alors que je fréquentais l’école primaire. Je n’en garde qu’un vague souvenir mais par contre je me rappelle que j’avais passé une très grande partie de la journée à Télé-Québec pour un total d’enregistrement de 10 minutes tout au plus. Je n’ai pas conservé la cassette de mon passage et j’arrache la tête du premier qui retrouve ça sur Youtube.

- J’ai travaillé pendant 2 mois en télémarketing pour le compte de la Banque de Montréal. Même si j’étais très bien payée ( je gagnais 12.50 $ de l’heure à ce moment là alors que j’avais toujours travaillé au salaire minimum ) je détestais cet emploi au plus haut point. Faire de la sollicitation, ce n’est pas pour moi et je le prenais très personnel lorsqu’on me raccrochait bêtement la ligne au nez ou qu’on me disait des bêtises. Je pleurais sur le chemin pour me rendre au travail ainsi que sur le chemin du retour vers la maison. Un jour j’en ai eu assez et je suis entrée dans une clinique médicale sans rendez-vous. J’ai éclaté en sanglots devant le médecin, j’ai beurré épais et je suis ressortie de son bureau avec un billet me donnant droit à un congé de travail pour cause de maladie.

- Donc, je n’ai jamais été téléphoniste érotique ! Mes collègues, autant masculins que féminins, s’entendent tous pour dire que je ferais fureur dans ce domaine mais malheureusement, je ne sais pas à quelle porte frapper. Si quelqu’un veut a des contacts dans ce domaine, laissez-moi le savoir.

Sur une toute autre note, je ne sais pas si c’est l’arrivée du printemps qui fait effet sur moi mais je me sens follement inspirée pour écrire sur mon blogue. Après les périodes creuses où l’inspiration me faisait défaut, je ne m’en plains pas une minute.

Catégories : Questionnaires, Tests & Jeux

2 visites, est-ce qu’il y aura preneur ?

21 mars 2008 · 9 commentaires

Comme je vous le mentionnais dans mon texte précédent, deux visites de mon logement étaient prévues aujourd’hui. À la demande générale de Caroline, voici les détails.

Une femme seule fut la première à visiter les lieux. De toute ma vie, je crois que je n’avais jamais vu quelqu’un d’aussi enthousiaste. Elle s’extasiait devant tout comme si elle se trouvait face à une des merveilles du monde. Ma propriétaire a sorti le baratin auquel nous avions eu droit nous aussi, c’est à dire :

- Avez-vous vu les grandes fenêtres ?

- Le salon est immense et la chambre principale est spacieuse

Lorsque la locataire potentielle s’est informée de la popularité du logement, ma propriétaire lui a dit qu’elle avait une liste de 55 noms. Pousse mais pousse égal ! Sur le Plateau Mont-Royal, je ne doute pas que les propriétaires ont une liste de noms à l’infini, étant donné la popularité du quartier. Mais à Ville St-Laurent, la chose me surprendrait beaucoup. Lorsqu’elle a su cela, la peut-être future locataire s’est exclamée : je le veux, je le veux, comme si sa vie en dépendait. À la limite, son attitude sonnait faux et je me demande encore si elle n’a pas exagéré ou même si ma propriétaire ne l’a pas payé pour cette mise en scène.

Puis, ce fut au tour d’un couple assez âgé de visiter mon logement. La dame du couple a eu toute la misère du monde à monter l’escalier menant au 2e étage. Lorsqu’elle s’est retrouvée en haut, j’ai eu la frousse. J’avais devant moi une vieille grébiche au visage fripé, les cheveux noirs ( vraisemblablement teints ), portant un gloss rose très voyant et débordant largement du contour naturel de ses lèvres, vêtu d’un épais manteau de fourrure, sans oublier la touche finale : un sac à main rose, probablement acheté chez Aldo. J’ai tout de suite compris que j’avais affaire à une femme refusant de vieillir et qui copie sans aucun doute le style vestimentaire et le maquillage des ses petites-filles. Sauf qu’au lieu de la rajeunir, elle paraît encore plus vieille que son âge. Heureusement, son mari n’est pas arrivé habillé en ”yo”, j’aurais été incapable de m’empêcher de rire.

La visite fut brève et ma propriétaire n’a pas mis le même enthousiasme qu’avec la dame précédente pour vanter les mérites du logement à louer. Elle devait être encore sous le charme de la première visiteuse, qui je dois l’avouer, faisait très bonne impression malgré le fait qu’elle beurrait épais.

Est-ce qu’un bail sera signé au cours des prochains jours ? C’est à suivre !

Catégories : Quotidien

Le luxe selon ma propriétaire

20 mars 2008 · 5 commentaires

Il y a quelques jours, je vous parlais de ma propriétaire qui a publié une annonce dans le journal du quartier afin de trouver preneur pour mon logement actuel. La mention du mot “luxueux” pour décrire mon chez-moi m’avait fait sourciller et je n’ai pu m’empêcher d’en parler ici, ainsi qu’à mes collègues de travail. C’est à ce moment là que l’un d’eux s’est proposé de téléphoner à ma propriétaire et de se faire passer pour un locataire potentiel afin de lui tirer les vers du nez. Trouvant l’idée géniale, j’ai accepté et c’est aujourd’hui que le fameux coup de fil a eu lieu.

La première chose que je voulais clarifier était la définition du mot luxueux. Réponse de ma propriétaire : le logement est grand et les pièces sont spacieuses. Je ne peux pas le nier, ma chambre à coucher ainsi que le salon sont très grands. Je m’en suis surtout rendue compte lorsque j’ai visité des logements dernièrement. Les chambres à coucher étaient si minuscules qu’il aurait fallu que je sépare mon mobilier en deux si j’avais emménagé là. Donc des grandes pièces = luxueux ? Selon ma propriétaire, on dirait bien que oui. Nos standards ne sont définitivement pas les mêmes.

La conversation a ensuite glissé vers le sujet des planchers. Toujours selon ma propriétaire, les planchers de bois francs sont en excellent état ( pardon ? ). Elle n’a aucunement mentionné que le coin des tuiles du plancher de la cuisine décollent lorsqu’on les lave.

Autre question qui me brûlait les lèvres : le prix du loyer. Évidemment, mon collègue ne pouvait pas lui dire qu’il connaissait mon loyer, le tout aurait paru louche, mais il a innocemment demandé combien les locataires actuels payaient. Comme je m’y attendais, elle n’a pas donné de montant, elle s’est tout simplement contenté de dire que 850.00 $ était en effet plus élevé que le loyer qu’elle percevait en ce moment mais qu’elle avait appliqué l’augmentation qu’elle nous aurait refilé. Elle est vraiment une vilaine menteuse cette propriétaire ! Comme si elle pouvait nous refiler une hausse aussi élevée sans justification ! Elle prend vraiment les gens pour des valises ou quoi ?

Deux visites sont prévues pour demain, les premières depuis la publication de l’annonce. J’ai bien hâte de voir les spécimens en question :-)

Peu importe qui louera cet appartement, ils ont déjà toutes mes sympathies. À leur tour d’endurer les odeurs de nourriture de ma propriétaire (elle est égyptienne, je ne sais pas ce qu’elle cuisine mais ça pue tellement, je n’en reviens pas ) et de se faire casser les oreilles lorsque les petits-enfants débarqueront. Par contre, ils devront faire attention le matin pour ne pas marcher trop fort car ça réveillerait monsieur et madame. Il paraît que mon pas décidé empêcherait monsieur de dormir et qu’il serait incroyablement cerné. De leur côté, ils ne ferment pas les portes, ils les claquent. Monsieur ne dépose pas ses souliers dans son garde-robe, il les lance. J’ai vécu en appartement toute ma vie, à divers endroits, et c’est la première fois que je vois des propriétaires si pointilleux sur le bruit des locataires tout en étant terriblement bruyant eux-mêmes.

Est-ce que ça paraît que j’ai hâte de m’en aller ?

Catégories : Quotidien