Billet Urbain

@ 7h44 am, il y a 29 ans …

3 septembre 2007 · 28 commentaires

Je faisais mon entrée dans ce monde. Les premiers mots qui me viennent à l’esprit sont : déjà 29 ans ! Ma première journée à la maternelle, mon premier amour et mon bal de finissante me semblent être arrivés hier. Et pourtant …

Le 3 septembre 1978, mes parents assistaient au mariage d’un collègue de mon père. Ma mère aimait beaucoup danser à cette époque et malgré son ventre très rebondi de femme enceinte, elle s’en était donné à coeur joie.

De retour à St-Lin, mes parents se couchent mais ma mère est réveillée quelques heures plus tard par des contractions. Vite, direction hôpital St-Mary’s, à Montréal, lieu prévu de l’accouchement.

Arrivés vers 6h, ma mère se fait examiner pour se faire dire que je ne devrais pas me manifester avant 11h. C’était mal me connaître ! Peut-être voulais-je prendre ma revanche pour m’être fait brassée toute la journée et toute la soirée mais à 7h, ma mère était transférée en salle de travail. J’étais en route et pas à peu près.

Ma mère a probablement eu l’accouchement le plus facile qui soit : en 44 minutes, la job était faite. D’ailleurs son médecin l’avait prévenu : si elle tombait enceinte à nouveau, il lui conseillait fortement de se rendre à St-Jérome au lieu de faire le trajet jusqu’à Montréal. Sinon le bébé risquait de naître dans la voiture. Une précaution que mes parents n’ont pas eu à prendre étant donné que je suis enfant unique. Comme je me plais à le dire, ils avaient atteints la perfection la première fois alors pourquoi risquer de mettre au monde une pâle copie de leur chef d’oeuvre. On m’apprend à l’instant que ma grosse tête ne passe plus dans les cadrages de portes.

Voilà, c’est la petite histoire de ma naissance ! Le bilan, ce sera pour l’année prochaine, alors que j’aborderai la trentaine.

Pour l’occasion, je n’avais rien de prévu à part un petit souper tranquille au resto avec André. En fin de compte, nous étions 7 autour d’une table chez Il Piatto Pieno samedi soir : moi, André, Nathalie, Pierre, Patrick, Ginette et Laurence ( la fille de Patrick et Ginette ). La bonne bouffe et le bon vin étaient à l’honneur. Jusque sur mes vêtements, gracieuseté de Nathalie, qui a renversé son premier verre de vin sur la table, m’éclaboussant par la même occasion. C’est le cas de le dire, j’ai eu un souper d’anniversaire arrosé :-)

Au menu : saumon fumé en entrée, linguine boscaiola et pizza piatto pieno comme repas principal. Le tout accompagné de Brouilly … que demander de plus ? Même si je n’avais plus tellement faim, je n’ai pas pu résister à une part de tiramisu et un cappucino.

En sortant de là, Patrick nous invite à finir la soirée chez lui. L’alcool continue de couler à flots, surtout dans mon cas. J’ai avalé entre 3 et 5 shooters doubles de tequila ( ça va mal, j’ai perdu le compte exact ) ainsi que 2 verres de rhum & coke. C’est peut-être pour cette raison que j’ai eu mal au coeur une bonne partie de l’avant-midi dimanche. Mais j’ai eu du fun comme ça faisait longtemps que je n’avais pas eu !

Nous jouons au cartes, nous parlons de tout et de rien et nous buvons ( ça, je pense que je l’ai déjà dit ). Laurence nous propose un jeu : chacun écrit un nom de personne sur un bout de papier ( acteur, chanteur, politicien, personnage fictif etc ), nous pigeons chacun à notre tour et nous tentons de deviner quel est le nom que nous avons choisi à l’aide de questions posées aux autres. Je crois que ce fut le meilleur moment de la soirée ! Parmi les perles : Patuff ( oui, écrit comme ça en plus ), Fardoche et Mary Poppins. L’alcool aidant sûrement, je me suis trouvée très comique lorsque j’ai voulu aider Pierre, qui avait Paris Hilton dans le front, en lui disant qu’elle couchait souvent à l’hôtel. Humour d’une fille ivre …

C’est officiel : mes journées dans la vingtaine sont comptées. Même si les premières années de cette décennie furent pénibles, les 2 dernières ont été extraordinaires. Parce que j’ai rencontré André entre autre, mais aussi parce que j’ai pris une certaine confiance en moi. Il me reste encore du chemin à faire mais c’est quand même une belle amélioration si je pense au peu d’estime que j’avais de moi-même alors que j’étais adolescente.

Malgré les embûches et les moments difficiles, je me dis que rien n’arrive pour rien. Parfois, on ne comprend pas sur le coup pourquoi telle chose se produit mais les pièces du casse-tête se mettent généralement en place à un moment donné. Dans mon cas, le casse-tête commence à prendre forme et j’aime ce que je vois.

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