Depuis que j’ai mis la main sur le dépliant de Bleu Lavande, j’ai su que nous irions visiter cet endroit pendant nos vacances. Vendredi était la journée pour ça.
Comme la route sera longue, nous prenons des forces avec un bon déjeuner de chez Murray’s. Situé sur le boulevard Lucerne, à Ville Mont-Royal, je surnomme affectueusement cet endroit “le club social de l’âge d’or”. Sans exagérer, la moyenne d’âge de la clientèle doit approcher les 75 ans. On y sent une ambiance très amicale ; certains clients se promènent d’une table à l’autre, au gré des conversations. On dirait presque un club réservé aux hommes étant donné le peu de femmes qui y entrent.
Service rapide et bas prix sont les principales qualités de ce restaurant. Si vous allez faire un tour, ne soyez pas intimidez par la caissière. Bien aimable la madame mais je crois qu’elle n’a pas compris que le maquillage, la coiffure et le style vestimentaire qu’on arbore dans la vingtaine ne nous convient plus lorsqu’on a un certain âge ( 72 ans ? ).
Revenons à nos moutons : Bleu Lavande est situé dans le village de Fitch Bay ( Stanstead ) tout près de la frontière américaine. Fondé par Pierre Pellerin et Christiane Deschênes en 1999, le site est ouvert au public depuis 2004. Aujourd’hui, on y compte environ 200 000 plants.
Dès notre arrivée, les douces effluves de lavande se font sentir. Le coût d’entrée est de 5.00 $ par personne ( plus taxes ) ce qui inclus un film sur la création de Bleu Lavande, d’une durée approximative de 15 minutes. Ensuite, un(e) g.g. ( gentil(le) guide ) nous amène aux champs pour nous parler de cette plante et de ses vertus. Bien entendu les questions sont les bienvenues et c’est avec un plaisir évident que le/la g.g. y répondra.
Une aire de pique-nique est mise à la disposition des visiteurs ; croyez-moi, un sandwich au jambon prend un tout nouveau charme lorsqu’il est consommé près d’un champ de lavande avec comme toile de fond les nombreuses montagnes de la région. La folie et le stress de Montréal sont bien loin …
Dernière étape de la visite, la boutique. Toutes sortes de produits faits à base de lavande y sont offerts : du miel au gel douche en passant par du chocolat et de l’huile essentielle. Même si tout est tentant, les prix souvent élevés dans ces boutiques me rebutent un peu. Je m’en sors plutôt bien avec un savon “jeunesse éternelle” à 7.99 $. À base de lavande, bois de rose et romarin, ce savon “redonne à la peau son éclat de jeunesse et atténue les petites rides agaçantes”. À suivre !
Avant de quitter la boutique, la caissière nous parle de la ferme Aux Trois Vallons, située tout près. Elle nous recommande chaudement les bleuets au chocolats. Nous allons faire un tour et effectivement, les bleuets enrobés de chocolats sont écoeurants. On se laisse tenter par un sac de ces friandises ainsi que par un pot de gelée de lavande. Accompagnement idéal pour le poulet, selon le sympathique propriétaire des lieux. Je vous en redonne des nouvelles.
Ensuite, c’est le retour à Montréal. L’air pur et les routes tranquilles font trop rapidement place à la pollution et aux bouchons de circulation. À ce moment là, je me dis que j’aimerais bien tout plaquer dans la grande ville pour m’installer en campagne. Un jour peut-être …
Comme la journée était encore jeune, André m’a proposé de faire sortir mon côté Tiger Woods en allant chez Cascades Golf. Peu enthousiaste à l’idée au début, je dois avouer que je me suis amusée comme une petite folle. J’ai terminé avec un pointage de 60 alors qu’André a eu 51. On voit qui joue au golf dans le couple
Comme on se trouvait à La Prairie, j’ai suivi la suggestion de Marie-Andrée qui m’avait parlé de “Chez Bonbon”. J’y ai fait le plein de lèvres à la cannelle et de fudge au Bailey’s. Tu m’avais parlé si gentiment des propriétaires mais malheureusement, ils n’y étaient pas lors de notre visite. Un gros merci pour cette belle découverte, je l’ajoute à mon carnet d’adresses.
Une autre belle journée se termine. J’adore nos vacances jusqu’à maintenant mais nous n’aurons jamais le temps de tout faire. J’ai des dépliants touristiques en quantité industrielle avec des post-it à la douzaine dans chacun d’eux. Patron, je peux prendre deux semaines supplémentaires ?