Billet Urbain

Entrée de juillet 2007

Rencontre indésirable

30 juillet 2007 · 10 commentaires

On dit souvent que le hasard fait bien les choses. Ce matin, si le hasard avait eu une forme humaine et qu’il s’était retrouvé devant moi, je lui aurais sérieusement montré de quel bois je me chauffe. Voici pourquoi :

Métro Berri-UQAM + ou – 6h45. Le train entre en gare. Alors qu’il s’immobilise, je me retrouve entre deux choix de portes pour y entrer. Ma première idée est d’aller vers le wagon situé à ma gauche mais pour une raison que je m’explique mal, j’opte pour le wagon de droite.

J’entre et je repère un siège libre. À peine assise je lève les yeux et qui vois-je ? Mon ex. Celui-là même qui aurait pu être le père de Virginie, qui buvait comme un trou et qui me confondait un peu trop souvent avec un punching bag.

Mon premier réflexe fut de penser que j’étais sûrement en plein cauchemar. À mon plus grand malheur, je ne me suis pas réveillée.

Lorsque nos regards se sont croisés, un frisson m’a parcouru. Il m’avait reconnu.

Il m’a souri et m’a envoyé la main. J’ai répondu très timidement à son sourire et je me suis plongée dans mon sudoku. Jamais je n’avais contemplé ma grille avec autant d’attention. Je souhaitais de tout mon coeur qu’il ne s’approche pas pour débuter une banale conversation, comme si de rien n’était.

Aux dernières nouvelles que j’avais eu de lui, il travaillait près du métro Champ-de-Mars. Si j’étais le moindrement chanceuse, il débarquerait à cette station et je pourrais continuer mon trajet en paix.

Il est effectivement descendu à cette station et alors que je le voyais prendre le chemin des escaliers, des larmes de rage me sont montées aux yeux. J’ai repensé à tout ce que j’avais vécu avec lui : la violence, l’alcool en quantité industrielle, les problèmes financiers qu’il m’a causé. Très vite, ces mauvais souvenirs ont été éclipsés par le doux visage d’André. Mon dieu que tu m’as manqué à ce moment là. J’aurais tellement voulu que tu me serres dans tes bras et que tu me dises que tout irait bien.

En y repensant bien, j’étais probablement “du” pour rencontrer mon ex. Si je me suis retrouvée au métro Berri-UQAM ce matin, c’est que j’ai dormi sur la rive-sud, chez André. Si j’avais dormi chez moi comme prévu, j’aurais pris le métro à Côte-Vertu et je serais descendu à Du Collège. On ne se serait jamais croisés et je ne serais pas en train d’écrire ce billet sur mon lieu de travail et entre deux pleurs.

Catégories : Quotidien

Le 7 chanceux

18 juillet 2007 · 2 commentaires

Le chiffre ” 7 ” étant considéré comme porteur de chance depuis … depuis … depuis … ( je n’en ai aucune idée ! ) la combinaison parfaite du triple sept que nous avons connu il y a 10 jours a crée tout un émoi. Beaucoup de couples amoureux y voyaient le présage d’une vie conjugale sous le signe indéniable du bonheur … et de nombreux mariages furent célébrés cette journée là. Au plus grand plaisir de tout ceux touchant de près ou de loin aux préparatifs d’un mariage : photographes, fleuristes, traiteurs etc.

Mon entourage ne faisait pas exception à la règle ; la nièce de mon amoureux s’est marié ce samedi là. Un beau mariage en plein air, à Aylmer, sous le thème des îles. Un peu normal quand on sait que la mariée est d’origine haïtienne alors que le marié est quant à lui originaire des îles Antigua.

La belle température semblait avoir pris congé cette journée là ; nous avons malheureusement eu droit à plusieurs épisodes de pluie. Même lorsque les averses cessaient, le soleil restait timidement caché sous une épaisse couche de nuages. Comme tout se déroulait à l’extérieur, autant la cérémonie que la réception, c’était plutôt démoralisant. Mais comme il s’agissait du plus beau jour de leur vie, le couple chéri de la journée gardait le sourire.

Voici quelques photos prises lors de l’heureux évènement. À noter la qualité des clichés, pris avec une caméra jetable et non pas un vulgaire cellulaire ( je sais, on est loin de la caméra numérique mais j’apprivoise les nouvelles technologies lentement mais sûrement )

Farrah et James à leur arrivée sur le site du mariage ( la maison des parents de Farrah )

Les mariés avec leur cortège ( avez-vous vu la grande cour ? )

Patrice, le frère jumeau de la mariée, qui lui a chanté une touchante composition sur leur “séparation”. Les filles assises à ma table en avaient les larmes aux yeux ( moi aussi d’ailleurs )

Farrah et James dans toute leur splendeur

La nourriture était délicieuse ; des membres de la famille avait cuisiné des plats typiquement haïtiens : du riz et pois collés ( riz et fèves rouges ) ainsi que du lambi ( crustacé antillais ). Le reste du buffet était pris en charge par une dame marocaine, amie de la famille. Elle nous a servi un succulent méchoui avec différentes salades d’accompagnement dont le traditionnel couscous. Il y en avait pour tous les goûts et tout le monde s’est régalé.

Petite note familiale : Farrah est au début de la trentaine et elle est la nièce d’André. Non, mon amoureux n’est pas un vieux croûton, il a 36 ans. Mais il a un demi-frère de 62 ans qui est le père de Farrah. Voilà pourquoi il est “mononcle” d’une femme à peine plus jeune que lui.

J’aimerais bien vous dire que j’ai attrapé le bouquet mais Farrah ne l’a pas lancé ( je ne sais pas pourquoi ) mais je crois que cette magnifique journée à donné des idées à André … et à moi aussi par la même occasion.

Mon amour, on pourrait commencer par une bague de fiancailles, qu’en penses-tu ?

Catégories : Quelle Famille · Quotidien

Merci … x 2000

17 juillet 2007 · 4 commentaires

Il y a quelques jours, mon blogue atteignait le cap des 2000 visiteurs.

Merci de votre bel accueil dans ce grand monde de la blogosphère. J’ai beaucoup de plaisir à vous lire et j’espère que c’est réciproque.

Je sais que je vous néglige ces temps-ci mais je vous promets de revenir en forme et en force très bientôt ( j’ai tellement hâte à mes vacances, je suis brûlée ! )

Catégories : Blog Story

Je …

6 juillet 2007 · 10 commentaires

Trouvé chez Amélie

Je dors … dans un lit queen depuis l’âge de 5 ans

Je mange … trop et pas très santé

Je pisse … souvent parce que je bois beaucoup d’eau

Je cours … pas vraiment parce que je manque de souffle

Je baise … jamais je n’oserais faire ce genre de vilaine chose

Je travaille … parce que je tiens à mon indépendance

Je pousse … mon panier quand je vais au Costco

Je parle … le français et l’anglais

Je bois … de tout : eau, jus, lait, café, vin, bière etc

Je siffle … quand je suis particulièrement de bonne humeur

Je pète … comme tout le monde

Je monte … mon solde de carte de crédit très facilement

Je vois … embrouillé sans mes lunettes

Je chante … c’est un bien grand mot

J’espère … que d’autres vont me suivre dans ce petit questionnaire

Catégories : Questionnaires, Tests & Jeux

Dernier refuge par Patricia McDonald

3 juillet 2007 · Laisser un commentaire

Dena est enceinte de 6 mois ; le père est un homme qu’elle a connu à l’adolescence, Brian. Déjà amoureuse de lui à cette époque, ce n’est que plusieurs années plus tard, alors qu’ils se retrouvent, que Brian tombe amoureux lui aussi. Doux et gentil au début, ses nombreux problèmes personnels le rendent de plus en plus insupportable. Après avoir délaissé Dena lors d’un cours pré-natal, il commet l’irréparable : il la frappCette dernière quitte son conjoint et se réfugie chez sa copine Jennifer. Celle-ci est très inquiète pour son amie d’autant plus que sa propre soeur a fréquenté Brian il y a quelques années. Leur histoire s’est terminé par la mort brutale de la soeur de Jennifer qui a chuté dans la baignoire, se fracassant le crâne. Même si la police a clos l’enquête en lui attribuant la mention d’accident, Jennifer est convaincue que Brian n’est pas étranger à la mort de sa soeur.

Comme beaucoup d’homme violent, Brian n’accepte pas la rupture. Il traque Dena sur son lieu de travail, lui passe des coups de fils anonymes, se confond en excuses tout en promettant de ne jamais recommencer.

Quelques jours plus tard, c’est Jennifer qui est retrouvée morte dans sa demeure, battue à mort. Dena est convaincue que Brian est le coupable et toutes les preuves tendent vers lui. Inquiète pour sa sécurité et celle de son bébé à naître, elle contacte sa soeur et lui demande de l’héberger pendant quelques temps.

Heureusement, malgré toutes les épreuves et les bouleversements de sa vie, Dena peut compter sur le réconfort et l’amitié d’un collègue de travail, Peter, un père qui élève seul ses deux filles suite au décès de son épouse.

Quand ce dernier lui mentionne qu’il quitte la ville pour aller s’établir ailleurs et qu’il pourrait la déposer chez sa soeur, Dena accepte.

Est-ce que Dena verra enfin la lumière au bout du tunnel ? Est-ce que Brian va enfin la laisser en paix maintenant que des milliers de kilomètres vont les séparer ?

Appréciation : 4.5 / 5

Catégories : Je bouquine