Un autre anniversaire

5 mai 2008 · 16 Comments

Non seulement avril est le mois d’anniversaire de mon opération à la vésicule biliaire, c’est également l’anniversaire de mon blogue.

Le 20 avril 2007, je faisais mon entrée dans ce monde encore inconnu pour moi : celui de la blogosphère. J’étais en plein congé suite à ma chirurgie et entre vous et moi, je m’ennuyais royalement. Oui, je devais me reposer et reprendre des forces mais je ne pouvais tout de même pas passer toutes mes journées à dormir ! 

En fouillant sur internet, j’ai vu qu’il était très facile de débuter un blogue ; en quelques minutes, j’avais crée un compte chez Blogger et j’étais prête à publier mon premier texte. Le but premier de mon blogue était de faire part de mes coups de coeur dans divers domaines ; restos, télévision, musique, vins et j’en passe. Je me suis beaucoup inspirée de Jasmine Legault, qui tient la chronique Zeste Urbain dans le journal 24 heures ( distribué principalement dans les stations de métro ), autant pour le nom de mon espace virtuel que pour le contenu. 

Au fil du temps, j’ai délaissé un peu le côté “sortie et divertissement” de mon blogue pour lui donner un cachet plus personnel. Mais lorsque je découvre un resto qui m’a charmé ou que je participe à un évènement qui me tient à coeur, rien ne me fait plus plaisir que de partager ma découverte. Et si j’incite quelqu’un à fréquenter un resto parce que j’en ai parlé, c’est une superbe récompense pour moi.

Un an ( et des poussières ) dans la vie de Billet Urbain c’est :

- 125 textes 

- 976 commentaires

- Plus de 14 000 visites,  … sans compter celles que j’ai reçues alors que ce blogue était chez Blogger.

Que me réserve l’avenir ? J’espère continuer à écrire car j’y prends un véritable plaisir. Je souhaite aussi rencontrer d’autres bloggeurs “en vrai”. Je pense pouvoir dire que je me suis fait deux bonnes amies grâce à nos espaces virtuels respectifs, en l’occurence Poison Rose et Mini. D’ailleurs, c’est grâce à cette amitié que je collabore à Chicks In The City, un blogue de filles crée par ces deux soeurs.

Je ne sais pas encore si je resterai chez WordPress ou si je retournerai chez Blogger ( question de déménager autant dans la vraie vie que virtuellement ) mais une chose est sûre, ce n’est pas demain la veille que j’arrêterai de mettre par écrit mes états d’âme ou mes pensées. Même si mon blogue est plutôt léger, vos commentaires rassurants dans les moments difficiles m’ont fait un grand bien.  

Merci à vous tous et toutes et longue vie à nos blogues :-)

→ 16 CommentsCategories: Blog Story

Déjà 1 an

30 avril 2008 · 9 Comments

Entre les boîtes et la peinture, je ne suis pas aussi dédiée à mon blogue que je l’aimerais. Je n’ai donc pas eu la chance de vous parler en temps réel d’un évènement survenu il y a environ un an.

Le 11 avril dernier je fêtais le premier anniversaire du retrait de ma vésicule biliaire. Oui, je sais, dans mon bilan de fin d’année, j’avais promis de ne plus en parler mais vous comprendrez que je ne peux passer sous silence ce premier anniversaire :-)

L’opération s’est déroulée à l’hôpital de Verdun. Le trajet en taxi, accompagné de ma maman, se fait dans le silence. Malgré le fait que cette intervention représente pour moi une délivrance, je suis tout de même nerveuse. C’est la première fois que je serai sous anesthésie générale et je ne sais pas à quoi m’attendre.

Lorsque j’arrive à l’hôpital, je me rends à l’étage pour les chirurgies d’un jour. Je suis accueillie par une infirmière super sympathique, souriante et qui me demande si j’ai apporté mon pipi. Comme personne ne m’avait prévenu que je devais fournir un échantillon d’urine, je n’avais pas ça avec moi. Malgré le fait que je suis à jeûn depuis 12 heures, la nervosité m’aide à remplir le petit pot en question sans aucune difficulté.

André arrive peu de temps après et je suis contente de le voir. Ma mère et mon amoureux sont à mes côtés, tout ira bien.

Vers 7h30, on vient me chercher pour m’amener en salle d’opération. Le personnel mentionne à ma mère que l’opération dure 1 heure et que je passerai une autre heure dans la salle de réveil. Elle estime donc mon retour vers 10h30 tout au plus.

On me fait poireauter sur une civière pendant une vingtaine de minutes ( le temps de faire un test de grossesse, comme je l’ai su par la suite ) et vers 8h, comme je ne suis pas enceinte, j’entre officiellement en salle d’opération.

Une infirmière me fait étendre les bras de chaque côté de mon corps, à 90 degrés, pour ensuite m’attacher. La sensation n’est pas très agréable mais il semble que cette étape soit nécessaire pour éviter tout mouvement brusque pendant l’intervention. Pendant ce temps, l’anesthésiste s’occupe de m’endormir. Il envoie une première dose dans mon corps en me disant que ça va pincer. Effectivement, je ressens une vive douleur à la veine, comme si un pamplemousse essayait de passer par là. La douleur dure quelques secondes puis s’estompe d’un coup sec. Deuxième avertissement de l’anesthésiste pour la douleur et cette fois-ci, j’ai plutôt l’impression que c’est un melon d’eau qui me traverse la veine. C’est le dernier souvenir que je garde car tout de suite après, j’étais loin, loin, loin. 

Lorsque je me réveille, je n’ai aucune idée de l’heure qu’il peut être. Il y a une horloge sur le mur devant moi mais je n’ai pas mes lunettes alors je n’arrive pas à voir les aiguilles du cadran. Une chose est sûre : je me sens tellement assommée. J’ai l’impression que je n’ai pas dormi depuis 3 jours ! Une infirmière vient me voir en me disant que je dois prendre de grandes respirations car mon taux d’oxygène dans le sang est très bas. Je respire une fois, deux fois mais la fatigue prend le dessus et je retourne dans les bras de Morphée à la première occasion. 

C’était mal connaître les infirmières de la salle de réveil ! Elles venaient me voir très souvent pour m’inciter à respirer. Lorsque l’une d’entre elles consulte le moniteur, mon taux d’oxygène dans le sang est à 52% ce qui est extrêmement bas. Comme je ne semble pas vouloir respirer par moi-même, on me branche sur l’oxygène. Tout ce que je veux c’est dormir, les infirmières peuvent bien me brancher sur le patchouli si ça leur chante, personnellement je m’en contre-fiche.

Mon cerveau est dans le brouillard mais je suis quand même consciente que les infirmières s’agitent autour de moi. En plus de ne pas respirer convenablement, il semblerait que ce ne soit pas normal qu’à mon âge je ne me réveille pas plus vite. Il est donc décidé que j’ai besoin d’un “boost” pour me réveiller, qu’on m’administre par intraveineuse. À ce moment là, l’anesthésie fait visiblement encore effet, je suis branchée sur l’oxygène et un autre produit circule dans mon corps pour me réveiller. Méchant cocktail n’est-ce pas !

Lorsque finalement on me retourne à ma “chambre” ( il s’agit en fait d’une grande salle communautaire où sont installés tous les patients venus pour une chirurgie d’un jour. Seuls quelques rideaux nous séparent et nous procurent un semblant d’intimité ), ma mère est blanche comme un drap et l’inquiétude se lit sur son visage. André, qui est d’un calme légendaire d’habitude, affiche un visage que je n’ai pas souvent vu.

Il est 13h à ce moment là, et j’ai quitté ma chambre depuis presque 6 heures. Nous sommes loin des 2 heures qu’on avait donné à ma mère ! J’ai appris par la suite que le personnel infirmier n’avait donné aucune information sur mon état à ma mère ou mon amoureux. On s’était contenté de leur dire, quelques minutes avant mon retour, que je me réveillais difficilement mais sans plus.

Les infirmières au département des chirurgies d’un jour consultent mon dossier et je les entends chuchoter que l’anesthésiste y a été trop fort dans ses doses, ce qui expliquerait mon état quasi comateux. Malgré le fait que techniquement, je devrais sortir la journée même, une des infirmières mentionne à ma mère qu’étant donné mon état actuel, je passerai probablement la nuit à l’hôpital. Me laisser sortir ainsi, alors que je suis encore sous l’effet de l’anesthésie et que mon taux d’oxygène est inquiétant serait dangereux pour moi. André et ma mère quittent donc l’hôpital, pour me permettre de reprendre des forces. Je me croise les doigts pour qu’ils reviennent me chercher car je n’ai aucune envie de passer la nuit ailleurs que dans mon lit.

Dès leur départ, j’entreprends un marathon de “remise sur le piton” : je respire aussi profondément que je le peux et je suis très fière lorsque je vois sur le moniteur que mon taux d’oxygène augmente lentement mais sûrement. Je dors aussi parce que malgré mes efforts pour rester éveillée, mon corps a besoin de repos.

Mes efforts ont portés fruits : vers 17h, l’infirmière de garde juge que mon état est assez satisfaisant pour que je retourne à la maison. Ce n’est pas moi qui vais s’en plaindre ! 

Arrivée à la maison, j’ai droit à la nourriture de malade : un bon bol de soupe Lipton avec des biscuits soda. Peu de temps après avoir mangé, je vais me coucher pour une nuit de sommeil réparateur.

Un an plus tard, je peux vous dire que je me porte à merveille. Les crises de foie sont choses du passé et j’espère ne jamais en refaire. Malgré les difficultés survenues la journée de l’opération, tout s’est bien déroulé dans les jours qui ont suivis. Si c’était à refaire, je n’hésiterais pas une seconde.

→ 9 CommentsCategories: Quotidien

Injuste

28 avril 2008 · 8 Comments

Oui, la vie est injuste parfois. 

J’ai un couple d’amis, Karine et Nathan, qui tente d’avoir un enfant depuis environ 3 ans. Résultat ? Karine a fait sa 3e fausse couche il y a 2 mois. Malgré les nombreux tests qu’ils ont passés, tout est normal selon les médecins et ils ne peuvent expliquer pourquoi Karine n’arrive pas à mener à terme une grossesse. Je sais qu’ils feraient des parents formidables et attentionnés pour leur enfant mais la nature ne semble pas être de leur bord. Malgré tout, ils ne perdent pas espoir et se disent que la prochaine fois sera sûrement la bonne.

Pendant ce temps là, nous sommes bombardés par des histoires horribles comme celle de ce père autrichien, accusé d’avoir séquestré et violé sa fille pendant 24 ans. Comble de l’horreur, 7 enfants sont nés de ces agressions répétées ; 6 ont survécus.

Sans oublier tous ces enfants de la DPJ, qui se retrouvent dans un centre jeunesse ou dans une famille d’accueil parce que les parents biologiques ne peuvent s’en occuper convenablement. 

Pour conduire une automobile, on doit réussir un examen théorique et pratique et si les deux étapes sont courronnées de succès, un permis nous est délivré. Je me demande sérieusement si on ne devrait pas appliquer la même mesure à ceux qui veulent fonder une famille.

Il y a trop d’enfants négligés par des parents inconscients alors que d’autres gens donneraient tout pour avoir une petite famille mais n’y arrivent pas.

Oui, la vie est injuste parfois.

→ 8 CommentsCategories: Opinions

Défi têtes rasées de Leucan

22 avril 2008 · 5 Comments

Pour faire suite à mon texte précédent et aussi pour répondre aux demandes que j’ai eu, voici quelques liens qui pourraient vous intéresser :

J’ai crée un évènement sur Facebook pour faire la promotion du défi ; cliquez ici pour y accéder. L’adresse du salon de coiffure où je me ferai raser la tête y est inscrite. Il vous sera également possible de confirmer votre présence, si le coeur vous en dit d’y assister.

Si vous désirez faire un don, deux possibilités s’offrent à vous :

La première option : en ligne via le site de Leucan. En cliquant ici, vous m’encouragerez directement. 

La deuxième option : l’envoi d’un chèque au nom de Leucan. Vous n’avez qu’à manifester votre intérêt dans un commentaire et il me fera plaisir de vous donner mes coordonnées. 

Tel que mentionné auparavant, tous les dons comptent, que ce soit 2$, 5$ ou tout autre montant.

Au nom des enfants malades ainsi qu’en nom nom personnel, un gros merci à vous tous et toutes :-)

→ 5 CommentsCategories: Quotidien

La boule à zéro

21 avril 2008 · 6 Comments

Le 8 juin prochain aura lieu à la grandeur du Québec le défi Têtes Rasées de Leucan. Lancé en 2001 par Serge Tremblay, le tout a débuté dans la région de la Montérégie. Au fil des années, l’évènement a pris de l’ampleur pour finalement s’étendre à la province en entier en 2004.

Certains d’entre vous sont déjà au courant : cette année, je relève le défi. Je me ferai donc raser la boule à zéro pour cette belle et noble cause. Le but premier est évidemment d’amasser des dons mais aussi de dédramatiser la perte de cheveux chez les enfants atteints du cancer.

Vous me voyez sûrement venir avec mes gros sabots … Je profite de mon espace virtuel pour solliciter votre appui. Que ce soit 2$, 5$ ou tout autre montant, toutes les sommes que je pourrai recueillir seront les bienvenues. Si jamais vous désirez assister en direct à mon “scalp”, il me fera plaisir de vous donner les coordonnées du salon de coiffure où le tout aura lieu.

Même si ma décision est prise et coulée dans le béton, j’ai tout de même quelques insécurités très féminines. J’ai les cheveux assez courts mais entre court et rasé, il y a tout de même une marge importante. Il m’arrive de me demander ce que les gens vont dire en me voyant le crâne dénudé. Dans ces moments de doute, je pense à notre ange. Oui, nous avons un ange qui nous accompagne dans cette aventure. Il s’agit de Josée, une charmante petite fille âgée de 8 ans. Son père travaille pour la même entreprise que moi et il se fera raser la tête lui aussi. Josée est atteinte d’une forme de cancer qui l’oblige à subir transfusions sanguines par dessus transfusions sanguines. L’hôpital qui la traite a vu passer 8 enfants avec une forme semblable de cette maladie. À date, Josée est la deuxième que les médecins ont sauvés.

Notre ange m’aide à remettre les choses en perspective et me fait comprendre que mes cheveux rasés, ce n’est rien comparativement à ce qu’elle vit.

Alors, est-ce que je peux compter sur vous ? 

→ 6 CommentsCategories: Non classé · Quotidien